Eglise de Ry
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Origine du nom: le toponyme dériverait de l'appellatif gaulois ritum qui signifie gué, en référence probable à la position du village sur le Crevon. Habitants: les Ryais. Réputé être le "Yonville l'Abbaye" du roman à scandale "Madame Bovary", Ry doit sa notoriété à Gustave Flaubert qui parle de la grande rue "longue d'une portée de fusil et bordée de quelques boutiques".Église Saînt-Sulpice, XIIC-XIX s. Du XIIe au XIXe s., l'église paroissiale de Ry connaît des aménagements successifs. La tour centrale, du XIIe s., est percée sur chaque face d'une baie géminée (f) abritée sous une arcade en plein cintre. Les transepts datent du XIVe s., et la nef où subsistent de robustes piles du XIIIe s. est construite au XVIIe s. Le bâtiment est restauré un siècle plus tard. Enfin, une nouvelle flèche vient coiffer la tour romane du XIXe siècle.
Le porche est destiné à protéger l'accès principal de l'église. Il est conçu et réalisé par des artisans, sous la direction iconographique probable du curé-doyen.Le commanditaire
Chapelle Saint-Sulpice (Nord) Le sommier, en bois, porte sur sa face inférieure les armes de la famille de Moy. Sur l'autre face, sont figurés saint Nicolas et les trois enfants ainsi que sainte Marguerite et le dragon.Si l'inscription placée ici reste mystérieuse, sur un autre sommier figure une inscription plus lisible "Le Pvost Estienne le fi", témoignage de la contribution du maître d'œuvre Étienne Le Prévost, inconnu par ailleurs, à la construction de l'édifice. Certains veulent y voir l'auteur du porche.Statue de saint Avoîe, début du XVIe s. Cette œuvre, provenant d'une église disparue, illustre la légende de sainte Avoie, légende populaire dans la banlieue de Rouen. La sain-te, prisonnière dans une tour, reçoit des mains de la Vierge le Pain de Vie.Statue de saint Sulpice, début du XVIIe s. Saint Sulpice, patron de 1'(ancienne) paroisse, est figuré avec la mitre, la chasuble et la crosse en train de bénir le peuple.Le saint Sulpice généralement prié hors du Calvados serait le saint Sulpice de Bourges. Ce Sulpice naquit dans le Berry à la fin du VIe siècle d'une famille noble. Il bâtit des monastères, des églises, fut élevé à la dignité épiscopale et se dévoua pour les pauvres. Des miracles soulignèrent sa sainteté. Il mourut le 17 janvier 647. Il est invoqué pour les malades de peau des bébés.Chapelle de la Vierge (sud) Bel ensemble d'entraits ° et poinçons (t) avec rageurs (*' plus finement réalisés. On peut admirer une statue en bois de Notre Dame de Ry, empreinte de douceur et de tristesse, du début du XVIIIe ; deux toiles du XVIIIe encadrant l'autel, saint Lubin à gauche, saint Maur à droite. La cathèdre curiale disposée le long du mur constitue un beau travail exécuté au XIXe s. dans le style néo-gothique.Le chœur actuel- Le mur du fond est recouvert d'un vaste retable en bois, du XVIe, orné d'une toile du XVIIe d'après Descours (1758) représentant la résurrection, et de deux statues en bois de même époque : Ste Catherine et St Martin.- Au sol, côté nord, superbe pierre tombale du XIVe sous laquelle repose un chanoine de Rouen, ancien doyen de Ry.- Ancien maître-autel avec contretable faite de panneaux en bois sculpté du début de la Renaissance.- Les piles carrées encadrant l'autel actuel, sont habillées, chacune sur deux faces, de boiseries finement sculptées signées au XIXe E. Goujon (artiste rouennais), de style néogothique. |