Eglise du Heron
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Origine du nom: attesté dès 1025 sous la forme Hairun, d'origine Scandinave, le toponyme serait formé de deux racines noroises, évoquant des enclos boisés. Habitants: les Héronnais. C'est au Héron que Flaubert, âgé de 16 ans, découvrit, comme Emma, les fastes de la vie mondaine, lors d'une réception donnée au château du marquis de Pomereu pour la fête patronale de 1836. Ce souvenir profondément ancré dans sa mémoire lui inspira un épisode important de son roman: celui de "la Vaubyessard". Aujourd'hui encore, la fête patronale (Nativité de la Vierge Marie) a lieu le 2e dimanche de septembre, même si le château, reconstruit au XVIIIe siècle, a été malheureusement détruit après la dernière guerre. Porche, XIIe s., ancienne église De l'église paroissiale originelle (Notre-Dame de Saint-Gilles), détruite par un incendie en 1880, il ne reste que quelques vestiges de murs gouttereaux et ce portail roman ogival couvert de lierre, au bord de la route. Le décor de boudins ou de cavets à filets et bâtons rompus est semblable à celui d'autres constructions normandes de l'époque. Ancienne chapelle funéraire, 1868, brique et pierre calcaire Nichée au milieu des bois, cette chapelle funéraire de la famille Pomereu d'Aligre fut construite en 1868 par l'architecte David de Penanrum. Mise dans un premier temps à la disposition de la paroisse par la famille de Pomereu, elle est cédée en 1982 à la commune pour devenir église paroissiale. Surmonté d'un dôme jadis doré, cet édifice de style néo-byzantin, précédé d'un campanile r), est d'une architecture parfaitement insolite en Normandie. Le campanile d'une vingtaine de mètres de haut, est coiffé d'une lanterne octogonale. Le portail est surmonté d'une grande statue de saint Michel terrassant le dragon. De chaque côté, un ange de paix semble accueillir le visiteur. Au fronton, remarquer la couronne de marquis, avec la Croix de Malte et, de part et d'autre, des blasons : - celui de Pomereu : "d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois pommes
tigées et feuillées, deux en chef, une en pointe", avec la devise Pereat nomen
cum peribit honor (périsse le nom si périt l'honneur) ;
D'après un article de M.F.Verdier 1982 |