Eglise de Bois-Heroult

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Bois-Heroult

Origine du nom: de Boscum-Heroldi, d'un seigneur d'origine viking nommé Herold ou Harold. Habitants: les Héroldiens.

Église Notre-Dame-de-la-Nativité, 1488, brique et silex

L'église appartient à la confrérie de la Vierge-Marie-et-de-Saint-Fiacre, approuvée le 25 août 1488. La pierre obituaire de Mathieu Le Blanc, ancien curé de Bois-Héroult mort en 1546, est scellée dans la muraille (dans la chapelle baptismale). À l'intérieur, un maître-autel offre un grand retable Louis XVI de bois peint et trophées dorés. Le Christ en croix, sur le mur nord du chœur, est une toile restaurée aux XVIe et XVIIe s., représentant la Vierge accompagnée de saint Jean et de sainte Madeleine. En face, un Saint-Ignace-de-Loyola a subi maintes transformations depuis sa création pour les jésuites suisses en 1640. C'est un mélange de représentation de la vision de la Storta et d'une image votive de saint Ignace, avec ses attributs, complétée par celle de la Sainte Trinité.
Dans la chapelle du château, un vitrail de 1937, orné de nombreux blasons de la famille de Civille (habitant le château à partir de 1713) et
de ses alliances de 1713 à 1937. Dans la nef, une sculpture remarquable du XVIIe s. de Lourdel, ébéniste normand. Cette "Piéta" en cœur de chêne est à nouveau restaurée. Au-dessus du confessionnal, une toile représentant saint Bernard en extase, entre un crâne et une bêche de fossoyeur. C'est une œuvre romantique du siècle dernier. Sur le mur sud : près de la chaire, un coffre de charité qui servait à ranger les tenues des "charitons", bénévoles qui se chargeaient des inhumations.

Porche, XVe siècle

L'angle sud-ouest présente un porche Renaissance avec des boiseries d'époque, ancien abri des conseillers paroissiaux qui y discutaient des intérêts matériels de l'église. Puis il a été transformé en chapelle des fonts baptismaux, ceux-ci étant d'une ébénisterie Louis XVI. Les sculptures, parvenues jusqu'à nous par un procédé d'injection de résine, illustrent une Vierge tenant d'une main son enfant et de l'autre une poire que surmonte le Père éternel, le tout faisant corps avec le potelet. .^